J’ai cru comprendre que le libertinage était un phénomène de mode.
Il en va de même pour les « bi »… phénomène de mode chez les libertins. Les femmes, voire les hommes, doivent être « bi ». Les maris adorent voir leur femme s’adonner aux plaisirs saphiques. Plus les « bi » sont actives, plus elles rendent leurs maris heureux.
En principe, celles qui ne sont pas « bi » mais qui font semblant de l’être pour faire plaisir à Monsieur, sont plutôt passives, et ne prennent pas d’initiatives. De même que celles qui aimeraient « essayer », qui se sentent attirées par les femmes, mais qui ne savent pas encore jusqu’à quel point, etc. Celles-ci sont « inoffensives ». Il suffit de leur dire « non » et elles vous laissent tranquille.
Mais d’autres sont réellement « bi », aiment vraiment les échanges avec d’autres femmes. Ce sont elles les plus dangereuses ! Méfiance méfiance ! Quand vous leur dites « je ne suis pas bi », et qu’elles vous répondent « il n’y a pas d’obligation »… la plupart du temps, c’est faux. Une fois dans l’action, vous vous rendez compte qu’elle ne prête pas son mari, que son mari n’a pas envie que le mien la touche. Par contre, vous sentez ses mains à Elle commencer à se promener sur votre corps, son regard qui vous dit « toi, je vais te manger ! ». Brrrr !!! ça fait froid dans le dos, ça vous bloque, vous commencez à vous sentir prise au piège.
A part le p’tit oiseau chinois qui est venu me picorer le lobe de l’oreille 2-3 minutes (voir « le canard enchaîné ») , pas bien méchant… J’ai connu 2 expériences significatives qui m’ont vaccinée à tout jamais des expériences « bi »…
La 1ère fut celle d’un couple très drôle, avec qui les coquineries semblaient très naturelles. A l’époque, nous étions « côte-à-côtistes avec échanges de caresses manuelles » (je sais, c’est nul, mais chez nous, la progression était lente et devait absolument porter le nom des limites imposées…). Une rencontre au resto, et hop ! Tout le monde tout nu sur notre canapé (celui-là, s’il pouvait parler, mon dieu !!!). Lui, passait son temps à La surveiller pour voir si son appétit d’ogresse ne débordait pas sur le « mâle » voisin, si Elle s’en tenait bien aux échanges avec moi (j’ai vite compris que j’étais un objet de convoitise pour Elle, et non pour Lui). Elle a vite décidé de faire le « p’tit train »… Elle s’était arrangée pour que je sois occupée avec Marc, pendant que Lui la léchait. Et surtout, pour qu’Elle puisse avoir très vite sa tête entre mes cuisses. En fait, le p’tit train consiste à se positionner à la queue le leu… Là, je lui dis « tu te souviens que je ne suis pas bi ? ». Réponse « oui, mais c’est parce que t’as pas essayé, tu l’es mais tu ne sais pas encore ». Ah bon ? Je suis surprise de me connaître aussi mal ! Marc semblait content de la situation, elle était sympa malgré tout. Ok, je la laisse faire. Elle s’acharne à mort sur moi... rien, aucune sensation… Le problème, c’est qu’elle s’était mis dans la tête de me faire jouir, et elle était tenace. Jamais Elle ne me lâcherait avant que j’aie joui… Bon, que faire ? Je m’occupe de Marc et je fixe mon attention sur son « bâton », histoire de m’exciter. Enfin, au bout d’une 1/2h (ben oui ! c’était long, et même pas bon ! pfff !!!), je simule un mini-orgasme, et ouf ! Elle finit par me laisser tranquille.
Nous devions nous revoir, et cette fois, comment lui dire « vraiment, je ne veux plus de contacts avec toi » ? Je décide de la jouer fine, je m’arrange pour ne pas être trop à côté d’Elle, et que Marc soit toujours occupé sur moi ou moi sur lui. Là, Elle commence à faire des réflexions et des sous-entendus, me disant que je suis égoïste, qu’Elle voudrait que je m’occupe d’Elle. Je fais comme si je ne comprenais pas les allusions, je persiste.
Troisième fois, elle décide du moment où l’on passe du repas au lit : « C’est pas tout ça, mais bon ! J’ai envie, on y va ! ». Et là, je ne peux plus me retenir, je lui réponds « Ok, mais je ne suis pas bi, il ne se passera rien entre toi et moi, je ne veux pas te toucher et je ne veux pas que tu me touches. Tu as compris ? ».
Ce fût la dernière fois qu’on les a vus. Je me demande pourquoi ? Dommage, ils étaient vraiment sympas et drôles en dehors de ça…
Ce fût la dernière fois qu’on les a vus. Je me demande pourquoi ? Dommage, ils étaient vraiment sympas et drôles en dehors de ça…
Deuxième expérience « bi » : là, j’avais un peu (trop) bu … J’ai honte, mais la soirée fût absolument fabuleuse pour Marc et pour Lui. Pour Elle (aussi gaie que moi) et moi, c’est surtout le souvenir qui fût horrifiant…
Après un repas chez nous, bien arrosé, Marc montre son nouveau pied d’appareil photo. Lui demande de nous faire une démo. Marc leur dit qu’il m’a acheté sur la boutique d’IDFLibertine une combinaison « collant » avec une ouverture au niveau du minou. Quelque chose que je trouvais immonde, et ils s’étaient tous ligués contre moi pour que je l’enfile pour poser devant l’objectif de Marc. Me voilà affublée de cette chose décadente, assise à côté d’Elle, qui minaudait en me regardant. Clic clic clic, les hommes jouaient aux photographes. Et là, paf ! Elle m’embrasse goulument ! Malgré mon état, je manifeste ma surprise. Elle me dit en se dandinant « ce n’est que pour les photos, hein ! ». Je réponds « Ah ! si c’est uniquement pour les photos… ». Et nous voilà en train de nous échanger les langues sous les yeux ahuris, mais vite opportuns, de nos maris.
Je ne sais plus trop comment nous sommes passés du canapé au lit. Lui, plutôt éjaculateur précoce (et même très précoce !) et candauliste, se met à l’écart et nous regarde faire, en quelque sorte, un trio HFF. Nous voilà toutes les deux en train de faire une délicieuse fellation à Marc. Il était aux anges. Puis Elle m’écarte de « la sucette » pour se l’approprier. Ne sachant comment occuper mon temps, et la tête toujours très vaporeuse, je tente un cunnilingus à Mme. Je me suis appliquée, mais ça n’avait pas l’air de la faire réagir, ou alors, je m’y prenais comme un manche… Marc voyait la scène en se faisant copieusement sucer. Ça l’excitait à mort.
Le lendemain, je me réveille après Marc, que je trouve devant son clavier d’ordi. Il se retourne avec un grand sourire, et me dit « je change notre annonce sur Netech, je mets un profile « couple-femme-bi » ». Là, je le fusille du regard : « tu n’as pas intérêt à faire ça, c’est dégueulasse ce que j’ai fait hier, ça me dégoûte ! ». Il m’a fallu 3-4 jours pour m’en remettre… Ceci dit, Elle aussi s’est réveillée avec de l’amertume, bien qu’elle ne m’ait pas « cunilunguée »… Elle non plus n’était pas bi.
Le souvenir, pour Marc, reste l’un des meilleurs de notre vie libertine, pour moi, seulement la certitude absolue que je suis 100% hétéro, et un peu allergique aux femmes bi… lol.
Le souvenir, pour Marc, reste l’un des meilleurs de notre vie libertine, pour moi, seulement la certitude absolue que je suis 100% hétéro, et un peu allergique aux femmes bi… lol.
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| L'objet du délit (Photo : Marc) |


récit très amusant et qui résonne ô combien vrai dans nos mémoires également.... Très jolies photos également (mais ça va sans dire, non?)
RépondreSupprimerBises libertines
Merci pour votre commentaire. Nous prendrons le temps de visiter votre blog également, au plaisir d'échanger nos expériences respectives.
RépondreSupprimerBises à vous deux :)