Période : les débuts
Nous étions installés à deux dans un studio de 22 m2 (douche comprise !), proche de Paris. Le moins que l’on puisse dire est que nous avions tout sous la main ! Entre le clic-clac (souvent déplié car il servait énormément), la kitchenette et la télé (très peu allumée), il ne restait qu’une place pour un bureau et un ordinateur.
Que faire de ses soirées ? La moindre sortie à Paris nécessite un budget que nous n’avions pas. Nos divorces difficiles mobilisaient toutes nos ressources.
Des soirées avec des amis ? Nous n’en avions pas encore dans la région. Pour ce qui est des collègues de travail, mission impossible. De plus, parler de travail ne nous enchantait pas (ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas).
Étant allergiques aux diverses niaiseries proposées sur les chaines de télé, nous nous retrouvions donc tout naturellement sur les forums de discussion d’Internet, pour passer le temps.
Je dois bien avouer que nous avons pas mal bidouillé entre les salons bleus, rouges, vert, et que nous ne comprenions pas leurs différences (c’est d’ailleurs toujours vrai de nos jours). Ce genre de « chat » était et doit toujours être un haut lieu de la drague. Bien caché derrière un clavier, des vocations de Don Juan naissent. Qu’importait pour nous, c’était juste pour s’amuser (honte à nous !), ou pour tenter de nouer des contacts amicaux dans une région où aucun voisin ne se parle. En y repensant, nous n’avons jamais réussi à nous faire de vrais amis « d’internet ». Ah si, une ! mais il s’est avéré que ce ne serait pas non plus une relation « normale ». Mais ceci fera l’objet d’un futur post.
Pendant que l’un de nous cuisinait (sur une seule plaque, c’est assez rapide), l’autre discutait et commentait ses dials.
Les sujets abordés étaient souvent malheureusement assez vite limités avec la plupart des internautes. Mais un jour, lors de l’une de ces discussions, un homme (c’est drôle, nous avons eu très peu de contacts féminins) nous a demandé si nous sortions en club. Naïfs et « vierges » que nous étions, nous avons pensé qu’il parlait de discothèques. Devant notre incompréhension, il a passé le reste de la soirée à nous expliquer de quoi il s’agissait vraiment. Le mot « libertin » a été prononcé pour la première fois. Un milieu étrange et secret nous était révélé (et encore, nous ne savions pas encore que c’était la partie immergée de l’iceberg). Il venait sans le savoir de nous ouvrir la porte d’un monde envoutant, qui allait rapidement devenir un mode de vie.
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| Le studio |

C'est alléchant... on a envie de lire la suite! :-)
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